Maquillages et Civilisations

 

 

Les femmes et les jeunes filles se maquillent depuis la nuit des temps.Dans certaines tribus/civilisations les hommes aussi utilisent le maquillage
La signification du maquillage à changée avec les civilisation : appartenance à un rang social, parure aux vertus médicinales, peintures de guerre …


A travers différentes civilisations découvrons l’évolution du maquillage !

EGYPTE

 

Le maquillage, envisagé comme un soin
Au temps de l’Egypte ancienne, le maquillage est  tout d’abord un soin. Il conserve la peau et la rajeunit. Nombre d’onguents et crèmes sont conçus pour hydrater les lèvres, épiler ou désodoriser la peau.

Un teint lisse et clair
A cette époque là, il convient d’avoir « une peau lisse et claire, sans imperfection ni poils disgracieux ». On utilise pour ce faire des poudres et fards conçus avec de la farine de gypse, parfois teintée en rose pour un teint plus éclatant. 

Le regard : du vert-de-gris au khôl 
Au niveau du regard c’est la couleur gris-vert (obtenue en pilant de la malachite) qui prédomine. Mélangé à de la matière grasse, le produit est appliqué sur les yeux, avant tout pour les protéger des maladies. A la fin de l’Ancien Régime, cette poudre laisse sa place au célèbre khôl. Ce fard noir est tant utilisé pour embellir le regard, étiré en forme de poisson, que pour le prévenir des maladies oculaires -là encore. A l’époque, les hommes, eux aussi, se maquillent les yeux.

Des lèvres rouges
Le rouge à lèvres est de couleur sanguine, gage de santé et jeunesse. Mais derrière cet apparat se cache une dure réalité : celle des esclaves, tenus de mâcher le mélange de cire d’abeille et de colorant rouge (fruit, notamment d’un minerai de fer et de sulfure de mercure), afin d’obtenir la consistance adéquate.

GRECE

Du XIIème au VIIIème siècle avant notre ère
La cosmétique est envisagée comme une science à part entière, affiliée à la médecine, qui préserve le physique. Le maquillage doit être discret et ne pas détruire le naturel Le teint est blanc (la peau est parfois recouvert de plâtre et de craie), les jours rouges, les yeux peints à la cendre ou au safran et les cils noircis. A l’époque, le sourcil grec est volontairement dessiné au fard noir.

Au Vème et IVème siècle avant notre ère
Si la mode est toujours au teint pâle, il est désormais mal vu de se farder un geste réservé aux courtisanes et à celles qui veulent attirer l’attention des hommes.  A tel point que Platon qualifie la cosmétique comme étant « indigne d’un homme libre ».

Au IIIème siècle avant notre ère
Les joues sont colorées de rouge, les paupières noircies à l’encens et les yeux agrandis au khôl. Si l’hygiène tient une place de choix à cette époque , la conception du démaquillage est toute différente de la nôtre. Les femmes ôtent seulement leur maquillage au matin, aux bains publics, avant de se maquiller de nouveau.

La Grèce classique
La Grèce classique distingue clairement la cosmétique (l’hygiène) de la commotique (le maquillage, « destiné à la mise en scène du visage (…) dans le but d’accroître la séduction personnelle »). A l’époque, la société est faite par les hommes et pour les hommes. Les femmes, sans droit civique, ne sont utiles qu’à la reproduction. Elles n’ont pas le droit de se consacrer à elles-mêmes et n’accordent leur attention qu’au mari et aux enfants. La femme doit rester blanche de peau –signe qu’elle demeure bien à domicile- et ne doit pas être maquillée, sauf pour recevoir son mari ou des amis.


ITALIE



Le maquillage, à la fois accepté et controversé
L’époque de la Rome antique entretient un rapport ambigu avec le maquillage. Ovide prône par exemple l’usage de cosmétique, sous condition que « l’art vous embellisse sans se montrer », quand Martial, un autre poète latin, blâme les femmes dont « les trois quarts (…) des charmes se trouvent dans des boites ». L’écrivain Tertullien critique même ces apparats avec véhémence, considérant le maquillage comme un péché d’orgueil, « consistant à refaire la création de Dieu ».

Un teint pâle
Dans la Rome antique, là encore, la pâleur du teint est de mise…du moins pour les femmes, qui se doivent d’être oisives et citadines. Au contraire, les hommes arborent une peau colorée, signe d’une vie au grand air.

Des joues et des lèvres rouges
Pour faire ressortir la pâleur du teint et des dents, les joues et les lèvres sont colorées de rouge. Les produits utilisés sont faits à partir de soufre, de mercure, de cochenille ou de coquillage. 

Un regard noir
Les yeux sont noircis et les sourcils allongés au noir de fumée.

 ASIE

 
Le Japon
La tendance est aussi au teint pâle (« bihaku », pour « blanc magnifique ») au Japon. Au-delà de l’aspect esthétique, cette blancheur est censée représenter le statut social.

La Chine
Au temps de la dynastie Tang, les femmes se maquillent copieusement. Les joues sont roses, les lèvres rouges, et certaines vont jusqu’à se raser les sourcils pour les redessiner au milieu du front. Et si elles se parfument pour des raisons frivoles, elles le font aussi pour se protéger contre les miasmes (Émanation malsaine considérée dans l’Antiquité comme la source de maladies contagieuses).

J’espère que ce petit cours sur l’histoire du maquillage vous à plu !

 

 

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